ITW n°4

INTERVIEW BY THE WORD OF BOOKS

Bonjour Caroline et Benjamin, 

Je tenais tout d’abord à vous remercier de m’accorder un peu de votre temps afin de répondre à mes quelques questions.

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous expliquer pourquoi avoir écrit « 96 La sixième corde » ensemble.

Caroline : Et bien Benjamin et moi sommes frère et soeur depuis 35 ans. Très complices dans la vie et maintenant de vrais complices d’un point de vue professionnel. Je suis avec l’écriture sur le démarrage de ma seconde vie professionnelle, puisque je travaillais avant dans le notariat, une autre forme d’écriture 🙂

Benjamin : Je suis donc le petit frère de Caroline, musicien pour le cinéma, écrivain et scénariste. 

Caroline : Et on a eu envie d’écrire ensemble, le jour où Benjamin m’a parlé d’une histoire qu’il avait peut être envie d’écrire. J’ai trouvé son idée géniale au point de ne plus lui laisser le choix, et sur le fait de l’écrire ou non, et sur le fait de l’écrire ensemble.

Benjamin : En fait je me suis alors rendu compte que ce qui me faisait hésiter, c’était peut être justement de manquer de quelque chose qu’apporte indéniablement Caroline, dans notre travail depuis.

Quelles ont été vos sources d’inspiration ?

Benjamin : Du départ, nous n’avions pas envie d’inventer pour inventer. On trouve souvent que les romans sont de mauvaises transcriptions d’idées à moitié convaincantes et nous tenions à ne pas tomber dans ce piège.

Caroline : Du coup nous n’avons parlé que de personnes et de situations que l’on connaissait pour les avoir vécues au premier ou second degrés.

Benjamin : Quelques personnes qui ont chroniqué le livre pensent que certains éléments du roman sont un peu jusqu’au-boutiste. Mais la réalité, c’est que nous avons du amoindrir sans cesse la réalité pour que cela ne paraisse pas « gros ». En fait le roman est une version censurée de notre réalité, et d’un point de vue de l’humour, mais aussi de l’amour etc.

Caroline : On a la chance, comme tout le monde ou presque je crois, de connaitre des gens assez dingues et assez passionnés autour de nous, et du coup il suffit de piocher et de raconter ce que l’on vit avec eux pour faire la sève de notre récit.

Benjamin : Tout en gardant une trame narrative et de fond qui se tienne de la première ligne du tome 1 à la dernière du tome 2. Ensuite à partir du moment où on avait l’idée principale et les personnages, il était très facile de construire des quêtes psychologiques à lectures multiples.

Caroline : Et ce qui est très drôle c’est de voir à quel point les gens lisent le roman différemment. Certains vont comprendre absolument tout ce que l’on a abordé, et d’autres vont se borner à la surface des choses.

Benjamin : Mais notre intention n’en reste pas moins la même, que les gens le picore ou le désosse, on souhaite qu’ils prennent le maximum de plaisir à nous lire.

Caroline : En fait on écrit comme certains cuisinent.

Benjamin : Et on est jugé comme des chefs, de la hauteur des juges/lecteurs.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire et à quand remonte cette passion ?

Benjamin : J’écris déjà depuis cinq ans, mais je m’étais borné à conter de la science fiction jusque là. LA romance c’était assez nouveau pour moi, et mon style, d’ordinaire plus soutenu et très descriptif en a pris un sacré coup ici, pour mon plus grand plaisir au final.

Caroline : L’écriture à toujours été quelque chose qui m’intéressait, et je me suis appuyée sur l’expérience de Benjamin pour sauter dans le train en marche. 

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi avoir choisi l’autoédition pour votre livre et pensez-vous un jour le proposer à une maison d’éditions?

Caroline : En fait nous avons déjà des propositions pour une sortie papier. Mais ce qui était capital pour nous, au vue de tout ce qui se dit et s’écrit sur le milieu de l’édition, c’était de se référer avant tout à l’avis du public, pour connaitre le potentiel de séduction de notre diptyque.

Benjamin : Je connais personnellement plus le milieu du cinéma que celui de l’édition de romans contemporains, et en bon novice qui ne fait pas trop confiance à ce qu’on lui rapporte, je voulais tester, tout seul comme un grand.

Caroline : On nous avait dit les pires horreurs sur les blogueuses, les booktubeuses et autres journalistes et pour le moment on s’aperçoit que c’est à 96 % faux! 

Benjamin : Pour peu qu’on se comporte avec honnêteté avec les gens, en général on en reçoit l’équivalent, à la condition bien sûr d’avoir de belles cartes en main.

Quels sont vos projets à venir ?

Caroline : Achever les ultimes corrections du tome 2.

Benjamin : Et se lancer dans l’un des 5 romans que l’on a scénarisé et que l’on doit maintenant écrire.

Un dernier mot ?

Benjamin : Juste un mot pour définir notre travail. Nos romans auront toujours un pilier central qui est de montrer la lumière plutôt que l’ombre.

Caroline : On tient à partager du bonheur avec les gens. Pas du bonheur factice et virtuel à grand coup de tambours et trompettes ou de violons mielleux, mais avec la Vie la Vrai et tout ce qu’elle a de bon pour des tas de gens qui vivent dans l’idée que la seule quête qui vaille la peine est celle du bonheur.

Si vous étiez une saison, vous seriez ?

Benjamin : La saison des vacances 

Caroline : La saison des soldes

Si vous étiez une couleur, vous seriez?

Caroline : Le gris perle.

Benjamin : Le rosé. 

Si vous étiez un livre, vous seriez?

Benjamin : Dune de Franck Herbert 

Caroline : 96/ Accord brisé.