INTERVIEW BY UN ROMAN DANS LA TASSE

Présentation des auteurs

Caroline : J’aime ma fiat 500, les chaussures et et toutes les gadgets d’Apple!

J’aime pas que l’on croit ma soeur plus jeune que moi, mettre de l’essence et faire mes valises.

Benjamin : J’aime quand ma soeur caroline me dit qu’elle a du lourd à me raconter, aller pour la 40ème fois de l’année dans mon resto indien préféré, entendre que l’embarquement pour mon avion est ouvert.

J’aime pas me dire que j’ai été trop con de dire oui, qu’on m’appelle Monsieur, et travailler.

Présentation du roman

Caroline : « 96 » est un diptyque de romans contemporains dont le premier tome s’intitule la Sixième corde. Les lectrices vont se voir proposer un voyage étonnant dans la tête d’un homme : Arnaud Kalfa.

Benjamin : Arnaud  va donc devoir, suite à la proposition de sa bien aimée Emma , replonger dans son passé affectif . Il va retrouver toutes les femmes qui ont compté pour lui et ainsi couper définitivement tous les liens actifs qui le lie encore à ses amours du passé.

Caroline : Il va embarquer avec lui ses 3 meilleurs amis sur les routes de France, pour retrouver 5 femmes bien précises.

Benjamin : Le mode d’écriture à la première personne  permet une immersion totale dans les pensées d’un homme (même les plus inavouables), dans des situations assez diverses.  Mais aussi une place de choix au sein d’un groupe d’hommes qui sacralisent ces moments entre eux et qui ne se refusent rien pendant ces parenthèses de vie. Deux lieux auxquels d’ordinaire elles n’ont pas accès.

Choix d’écriture à deux ?

Benjamin : Au démarrage ce choix s’est fait sur une proposition de Caroline qui voulait absolument que l’on mette en mots l’idée de départ que je lui avais exposé, alors que je ne savais pas encore si j’en ferais un roman. Et puis cette collaboration, dans les faits, s’est avérée tellement évidente et incontournable qu’il est clair que nous ne nous voyons plus travailler autrement désormais.

Caroline : Quels que soient les sujets que nous abordons ou allons aborder dans nos romans, il est évident qu’une vision double homme/femme est la clé absolue de la hauteur de vue que l’on veut offrir à nos lecteurs. La carte de compréhension de l’humain ne peut être complète qu’en joignant l’analyse des modes de réflexions et d’émotion qui sont très différents entre hommes et femmes. Alors plutôt que de se faire croire qu’un homme peut parfaitement comprendre une femme ou l’inverse, nous avons fait le choix de la complémentarité.

Comment s’articule le travail lorsque l’on écrit à deux ?

Caroline : Je pense qu’il peut s’articuler de bien des manières, y compris au sein de notre propre collaboration. Dans le cas de 96 nous avons fait le choix de tout écrire ensemble, du premier au dernier mot, en faisant systématiquement tout valider à l’autre.

Benjamin : Le scénario et les enjeux que nous avons mis en balance dans ces romans, ne nous laissaient pas vraiment le choix pour cette méthodologie. Mais dans notre prochain roman il en sera tout autrement.

Caroline : Il n’était pas capital pour nous de faire de l’écriture à deux, un argument massu, trop cliché ou l’homme écrit l’homme et la femme écrit la femme. Tout ce qui est conceptuellement simple et basique ne nous intéresse pas fondamentalement.

Même si nous faisons le choix de traiter des sujets « simples », ou en tout cas, à priori à la portée de tous.

Pourquoi avoir choisit ce style qui au final mêle pas mal de style , road trip , amour , humour , réflexion ?

Caroline : Parce qu’il est impossible de les dissocier dans la vie, tout simplement. Nous on a fait le choix d’apporter de la lumière sur des situations particulières mais que tout le monde vit. Tout le monde a un passé affectif, tout le monde a de l’ambition amicale ou professionnelle, tout le monde ou presque, a des rapports de famille.

Benjamin : Je pense que nous même sommes les parfaits archétypes de ces nombreuses facettes. Rien ne me passionne plus que la physique quantique et les virées entre amis,  que l’amour ou la musique. Pour nous il était ridicule de compartimenter des segment de la vie d’un personnage sous prétexte que les romans ça s’écrit comme ci et pas comme ça.

Caroline : Faire ce que les autres ont déjà fait n’a aucun sens pour nous, et c’est pour cela qu’on prend le risque de bousculer les codes, simplement parce que l’on pense qu’il est l’heure de voir émerger des romans comme les notre.

Benjamin : C’était en tout cas notre postulat de départ, mais l’accueil du publique ne fait que confirmer ce que nous pensions.

Des idées pour la suite ?

Caroline : Plus d’idées que de temps c’est certain !On ébauche une trame de roman tout les trimestres et il est clair que l’on ne peut pas écrire nos livres à cette vitesse.

Benjamin: Mais il est clair que l’on sait avec quel roman on va enchainé, après la parution bien sûr du tome 2 de « 96 ».

Des conseils pour ceux qui veulent se lancer ?

Benjamin : Oublie que t’as aucune chance vas y fonce !

Caroline : Sur un mal entendu ça peut marcher.

Un coup de gueule à passer ?

Benjamin : Non ! plutôt un gros bisous à faire au tout petit nombre de chroniqueuses qui ont raconté n’importe quoi sur notre roman en n’omettant pas, bien sûr, de largement mentir à son propos pour appuyer leur « réflexion ». Ces femmes ont sûrement besoin de beaucoup d’amour, alors même si elles piquent et n’ont pas l’honnêteté pour elle, il y a surement de magnifiques papillons à faire éclore.

Caroline : Et un autre a celles dont le roman n’était pas la tasse de thé et que l’on espère recroiser plus tard sur le chemin de nos récits.

Un mot de la fin ?

Caroline : Nos romans sont des invitations à vivre à rire et a grandir. parfois le quotidien inhibe un peu notre potentiel à faire tout cela, alors on vous offre la possibilité de compenser ces déficits bien tristes.

Benjamin : Avec Vincent aux platines, Romain à la drague, Eni aux affaires et Arnaud au volant, vous êtes sûr de vivre quelque chose d’intense et de garanti sans milliardaire de 26 ans et de vierges de 22.